Davos: Quand Trump tire sur tous 'ses' alliés...
Lors d’un long discours au Forum économique mondial (WEF) de Davos, Donald Trump a abordé mercredi plusieurs sujets internationaux et économiques, allant du Groenland à la Suisse, en passant par le Canada, le Venezuela et la situation en Europe.
Un accord sur le Groenland
Trump a annoncé un futur accord sur le Groenland, affirmant que ce projet "nous donne tout ce que nous voulions". Cette déclaration a conduit à la levée de ses menaces douanières.
Le président américain a cependant insisté sur le fait que seule la "grande puissance" des États-Unis est capable de défendre le Groenland, tout en accusant le Danemark d’"ingratitude". Il a assuré qu’il n’utiliserait pas la force pour obtenir cette île arctique.
L’Europe "ne va pas dans la bonne direction"
Donald Trump a critiqué la situation européenne : "J’aime l’Europe et je veux qu’elle prospère, mais elle ne va pas dans la bonne direction."
Il a également rappelé que les États-Unis restent le moteur de l’économie mondiale :
"Quand l’Amérique prospère, le monde prospère. Quand elle va mal, ça va mal pour tout le monde."
Les négociations avec la Suisse
Le président américain a longuement évoqué les discussions fiscales avec Berne :
"J’aurais pu imposer 70% de taxes à la Suisse, mais le pays aurait été détruit dans ce cas. Je ne vais donc pas faire ça."
Trump a ironisé sur l’ancienne présidente de la Confédération, Karin Keller-Sutter :
"La Première ministre (sic) m’a dit : 'Non, vous ne pouvez pas nous taxer, nous sommes un petit pays'."
Selon lui, la Suisse a profité du marché américain, mais il a promis de ramener les taxes à un niveau plus bas, tout en rappelant ses différends financiers :
"41 milliards de francs de bénéfice de la Suisse sur le dos des États-Unis."
Peu après son discours, Guy Parmelin, président de la Confédération suisse, a rencontré Donald Trump, accompagné des ministres Ignazio Cassis et Karin Keller-Sutter.
Donald Trump se moque d’Emmanuel Macron
Donald Trump a ironisé sur le discours d’Emmanuel Macron, prononcé avec des lunettes de soleil à cause d’un problème oculaire, affirmant que le président français avait "joué le dur à cuire".
"Je l’ai regardé hier avec ses belles lunettes de soleil… Qu’est-ce qui s’est passé ? Je l’ai vu jouer le dur à cuire",
a plaisanté le président américain depuis la tribune du Forum économique mondial.
Dans son discours mardi, Emmanuel Macron avait déclaré préférer "le respect" et "l’État de droit" aux "brutes", tout en appelant à ne pas "perdre son temps avec des idées folles", un message qui semblait répondre indirectement à la diplomatie de Donald Trump.
Le Canada "existe grâce aux États-Unis"
Trump a également commenté la situation canadienne :
"Le Canada reçoit beaucoup de choses gratuitement de notre part et ne nous est pas reconnaissant. J’ai regardé votre Premier ministre hier, il n’était pas très reconnaissant."
Le président américain a une nouvelle fois affirmé vouloir faire du Canada le 51e État américain, tout en critiquant la politique extérieure du pays.
Le Venezuela "se porte fantastiquement bien"
Donald Trump a vanté les relations avec le Venezuela :
"Ils ont eu des problèmes, mais on les a sauvés."
Il a salué le "leadership intelligent" du pays et prédit une croissance économique dans les six prochains mois grâce au pétrole vénézuélien.
Une Amérique prospère selon Trump
Le président américain s’est également félicité de sa politique domestique :
"Les gens vont très bien, ils sont très contents avec moi."
Il a souligné la prospérité économique et sociale des États-Unis, se présentant comme un leader mondial incontournable.
Critique de l'OTAN
Dans son discours, le locataire de la Maison-Blanche a critiqué à plusieurs reprises l'OTAN et ses membres, estimant que les États-Unis ne recevaient pas grand-chose par rapport à ce qu'ils recevaient en retour, mettant en doute le fait que l'alliance soutiendrait son pays en cas d'attaque.
"Nous n'avons jamais rien obtenu de l'OTAN", a déclaré Trump, avant d'ajouter plus tard : "Nous n'avons jamais rien demandé, c'est toujours à sens unique".
"Nous serons là à 100 % pour l'OTAN, mais je ne suis pas sûr qu'ils seront là pour nous", a-t-il ajouté.
Avec RTS